Un coup de feu retentit.
- Restez où vous êtes ! Un autre coup de feu. Un gamin, en salopette, sort d’une habitation minable. Il braque un fusil de chasse presque plus grand que lui. Vous êtes de la banque ?
- T’es le fils de Wash ?
- Oui, m’sieur. Papa m’a dit de tirer sur les gens de la banque.
- On n’est pas de la banque, petit.
- Ah bon ? Il m’a dit de tirer aussi sur les huissiers.
- On n’est pas non plus des huissiers.
- J’ai dégommé le type du recensement.
- T’es un bon p’tit. Heu, il est là ton papa ?

Nouveau bleaugue, ça sent encore le neuf mais le temps fera son oeuvre.

Firefox 3.0 laissant des traînées grisâtres sur LGC, il fallait changer. J’ai été un des premiers français à télécharger Firefox 3.0. Reçu par mail d’un ami toujours au taquet sur tout -un garçon épatant- le projet de Firefox de battre le record du monde de téléchargements en une journée. J’ai donc téléchargé Firefox 3.0, pour entrer dans l’Histoâre. Il suffit de peu, finalement. J’ai même eu un diplôme. Je ne savais pas encore qu’il allait sceller le sort de la LGC SA. Rapport à ces traînées de gris dégueulasses qui persistent, rien à faire. C’est toujours à double tranchant les diplômes. On se réjouit de tourner une page et puis la mélancolie nous rattrape par l’épaule (que David Martinon a frêle). Et en peu de temps, on finit réactionnaire. C’est comme ça. Voilà pour les raisons du changement.

Lors d’une de mes premières expériences de débat d’idées sur internet (façon polie de dire foire d’empoigne sans queue ni tête), entre autres DTC, et PAN ! à chaque faute d’orthographe, on mettait des RELOADED partout. Ca faisait branché. Voilà pour le titre du billet.

Pour le nouveau titre du bleaugue, Pigasus, j’en ai déjà parlé du temps glorieux de LGC SA. Steinbeck, le nobliot florentin, l’esprit gentleman farmer etc. L’animal terrien par excellence et reconnu pour son absurdité (Pig) qui aspire à s’élever (Pegasus). J’trouve ça plutôt fantasque, champêtre et classouille. Ce qui néanmoins ne m’engagera pas pour la suite. Voilà pour le titre du bleaugue.

J’avais hésité entre Pigasus et Blue-eyed son, rapport à la chanson de Dylan. J’aime bien cette structure de récit, l’enfant, le sage, le feu de cheminée, le gamin d’Absalon ! Absalon ! qui avant de partir à Harvard se prend 2000 ans d’Histoire dans la tronche lors d’une discussion avec une Ancienne etc.  Il n’y est pour rien, mais il n’y échappera pas, ce petit être monstrueux fait des regrets des adultes. Tout cela m’évoque Clément Rosset,  un de mes philosophes marginaux fétiches, faudra que je vous en cause. Bref, Faulkner est génial, point barre. Ô, what did you see my blue-eyed son ? A ce sujet, Ethan Coen a écrit une nouvelle bien sentie sur les poèmes commençant par des Ô. Ca fera l’objet d’un billet, peut-être. Bref. Alors, Pigasus avec le header du gamin crasseux qui prend la T.A.N.G.E.N.T.E comme sa mère, c’était un bon compromis. C’est en plus dans la continuité de mes anciens headers. Innover sans abolir, bah oui mon vieux. Et puis le décor est tout à fait remarquable. Voilà pour le header.

Autrement, j’avais pensé à convier des réactionnaires en herbe dans le secret espoir de devenir le Guy Roux de la réacosphère. Je verrai bien. J’ignore ce qu’il en est et j’ignore ce qu’il en sera car l’année prochaine s’annonce complexe. Pour le moment, seul Alain Bécile m’accompagnera. Il sera mon tuteur Citoyen.

Voilà. Bienvenue. Pour finir, sachez qu’Alain Bécile ne cautionne pas du tout le côté Pig de Pigasus,  et désapprouve l’hérétique Pegasus, “Charles, on jurerait que ton nouveau bleaugue, dès son appellation, vise à choquer nos amis les musulmans, nos amis les juifs et nos amis en général”.

Parfois, il me fatigue.