L’échec n’est qu’une étape éphémère dans un processus de réussite durable™. Slogan d’Alain Bécile, consultant bien-pensance et côtche Citoyen.

Je ne pouvais inaugurer ce bleaugue autrement que par une interviou d’Alain Bécile. Alain Bécile, notre ami. Lors de cette interviou, il se livrera. Il précisera ses projets économiques (ceux qui seront appliqués, donc), évoquera sa passion pour la gastronomie chinoise (attendez-vous à vous voir présenter des radis chinois dans n’importe quelle réception branchouille), et sera plus que jamais lui-même. A ne pas rater,  la première partie c’est tout de suite sur Pigasus.

Bonjour Alain Bécile. Alain de Benoist qui ne partage avec vous que son prénom, a introduit l’idée de décroissance dans les milieux dits de droâte. Ces derniers temps, l’idée apparaît même parmi ce vaste vivier de clients potentiels que représente la réacosphère (je rappelle à nos lecteurs que vous êtes coach Citoyen et consultant bien-pensance au profit de nombreuses organisations et personnalités, à commencer par la mienne). Je ne connais pas particulièrement cette question, je n’ai qu’une vague idée de la décroissance. En revanche, j’ai quelques idées sur ce qui se profile, nous en parlerons. Mais avant toute chose, le plus important me semble de connaître la position des libéraux qui en ont un tout petit sur cette question fondamentale qui est celle de la décroissance ?

Bonjour, je la ferai courte. La croissance, c’est la vie. La croissance, ces capitales qui me sont chères, ces tours, ces cadres qui s’affolent, ces sandouiches, cette interactivité, ces villes dynamiques, ça coule dans mes veines tout ça.

La simple hypothèse que cette idée apparaisse dans le paysage politique m’effraie. A l’heure où nous avons en face de nous des mastodontes économiques, cela me semble suicidaire. C’est une idéologie de losers.

Néanmoins, si vous évoquez la décroissance à des fins écologiques, et c’est là une ambition louable, sachez que j’entends la détresse de notre bien-aimée Terre et je crois que des solutions de développement durable sont désormais nécessaires…

Je vous interromps. Pas avec moi, le machin durable, Alain. Soyons sérieux.

Si vous voulez être sérieux, très bien. En face, vous avez des bataillons en rangs serrés de jeunes ingénieurs dont les parents bouffaient des racines. Et croyez-moi, des racines, même de radis chinois, c’est pas franchement revigorant. Ils ont la dalle, ces gens-là. J’en sais quelque chose, mon coach nutrition m’en a conseillé le matin, pour mon régime. J’ai un peu de ventre en ce moment ; tu sais, la quarantaine ça peut vite devenir sinistre Charles. [Il caresse son ventre puis reprend]. Fais pas trop le malin, tu repenseras à moi à 40 balais passés, crois-moi. Bref, là n’est pas la question, alors, oui, la décroissance, quelle idée… Lorsque le débat national français se concentre sur allocations famille de 100 ou 112€, ils sont en train de se poser la question de l’affectation de leurs milliards de surplus budgétaire. Et tu me payes pour parler de décroissance ? Putain, mais tu prends des notes pendant tes stages ABC ? Qu’est-ce que tu fous, bordel ? Tu as levé une marxiste, qu’est-ce qui se passe ?

Avec Alain Bécile, vivez autrement la Chine

Les libéraux qui en ont un tout petit n’envisagent donc pas le retrait ?

Rêveries d’adolescents. On leur a fait adopter tout un tas de législations, ils ont courbé le dos, on ne pourra se retirer. Ils ont consenti à se la faire mettre un temps, maintenant, c’est à leur tour de nous la mettre.

Si vous élevez votre fils avec l’idée que le piano est la seule activité respectable et que 20 ans plus tard, vous vous reportez sur le violon, toute son échelle de valeurs s’écroule. Et lorsque son développement, sa croissance, reposent sur cette idée que le piano est au-dessus de tout, lorsqu’il a tout sacrifié pour ce foutu piano, c’est un drame humain. Et le gamin devenu adulte devient un survolté paumé.

Des milliards de bridés gonflés à la marxinine qui s’agacent, croyez-moi, ça devient vite incontrôlable pour un quarantenaire de mon espèce. Voyez mon ami Nicolas Sarkozy qui a cru un temps que la question pouvait être “comment leur faire adopter le violon ?” pour mes amis turcs. Erreur, cher Nicolas ! J’ai déjà eu l’occasion d’en parler avec lui, c’est un ami de longue date, il a vite abandonné cette idée saugrenue.  La Turquie a vite choisi entre le piano européen et le violon de l’Union de la Méditerranée. Et c’est logiquement que nos amis européens, l’orchestre si tu préfères, l’ont accompagnée. On ne perturbe pas une marche, fût-elle funèbre.

Splendides métaphores… mais vous semblez pessimiste, étonnant pour un optimiste de votre genre.

Ne te fous pas de moi, n’oublie jamais que je suis ton Maître et le Grand Maître. Bref, tout dépend de la situation. Moi et mes amis sommes tout à fait optimistes. Nous nous en tirerons toujours, ça ne fait pas débat ni d’ébats d’ailleurs. Ca en jette, non ? Je suis en train de monter avec  mon amie Aude L. -elle est charmante, j’te raconterai- un stage littéraire. Il faut faut croire que j’intercepte les ondes positives qui se réverbèrent sur sa chevelure chatoyante.

Vous êtes un séducteur Alain Bécile.

Et puis fais moi plaisir, cesse ce vouvoiement débile, nous sommes en République, merde !

J’ai rendez-vous, nous poursuivrons cette passionnante discussion plus tard.

Merci Alain Bécile.

C’était Rencontre avec Alain Bécile en direct depuis les bureaux d’Alain Bécile Consulting (ABC).

Autrement, sachez qu’Alain Bécile traverse une période difficile. Les luttes d’influence avant le congrès fondateur des libéraux qui en ont un tout petit sont rudes. Alain Bécile se veut évidemment rassembleur et ne néglige personne, des hayeko-randiens aux vonmisiens-bastianistes. Des pressions ont lieu, un truc très violent et assez sordide à base de caisses de Bordeaux empoisonnés, des cigares-pétards, de piles de Libé enflammés jetés sur des moquettes de 7cm d’épaisseur etc. Ce n’est pas beau à voir, vraiment.

Alain Bécile est très peiné à la simple évocation de ces “incidents malheureux mais dont la vie politique est malheureusement constituée, je préfère y voir la preuve d’un débat d’idées riche et enthousiasmant. Il y a certes des épreuves mais je crois que dans le parcours d’une personnalité qui aspire à évoluer sur le terrain le plus noble qui soit, celui du débat d’idées, de la graônde politique [...]” etc. j’ai coupé, il me fatiguait.

Si ses détracteurs nous lisent, qu’ils sachent que lorsque Alain Bécile commencera à vraiment dégainer ses réseaux, la DDE du Cantal recrutera ou votre habitation sera malheureusement remplacée par une avenue réservée aux unijambistes homosexuels. Avenue que son ami Bertrand aura dessiné.

Et il dessine très mal.

Un ancien élève d’ABC craque. Il n’avait pas suivi le stage “Maîtrise de soi”.