La condition génératrice des oeuvres d’art, c’est-à-dire l’amour exclusif du Beau, l’idée fixe. Baudelaire
[...] On ne peut qu’applaudir et que s’incliner devant des idées si saines exprimées dans un style si ferme, si précis et si simple, vrai modèle de prose et vraie prose de poète.
Oui, l’Art est indépendant de la Morale comme de la Politique, comme de la Philosophie, comme de la Science, et le Poète ne doit pas plus rendre de compte au Moraliste, au Tribun, au Philosophe, ou au Savant, que ceux-ci ne lui en doivent.
Oui, le but de la Poèsie, c’est le Beau, le Beau seul, le Beau pur, sans alliage d’Utile, de Vrai, ou de Juste. Tant mieux pour tout le monde si l’oeuvre du poète se trouve, par hasard, mais par hasard seulement, dégager une atmosphère de justice ou de vérité. Sinon, tant pis pour M. Proudhon. Quant à l’utilité, je crois qu’il est superflu de prendre davantage au sérieux cette mauvaise plaisanterie.
Verlaine. Article publié dans L’art, 1865.
L’occasion de vous présenter à nouveau cette scène du chef-d’œuvre Barton Fink :