Ce que j’aimais bien sur LGC, c’est qu’à chaque nouveau commentaire, je devais être aimable. Service client ? Stage ABC ? Grandeur d’âme ?

Non, c’est plus complexe. Si le commentateur a pu lire l’intégralité de mes posts, alors je dois être aimable. J’ai dit tellement de conneries et publié tellement de trucs inutiles (il faut savoir que la plupart de mes billets sont faits avec un casque et deezer ou youtube branchés, je n’ai à peu près aucune idée de ce que j’ai publié il y a un mois et je n’assume probablement pas une immense partie de mes écrits, ce qui pénalement m’inquiète) que face à un immonde crétin, hé bien, démocratiquement dirais-je, il avait son passif, j’avais le mien. Sur un pied d’égalité.

T’es con ? Ne soit pas complexé, j’ai des Mo d’archives humiliantes et indéfendables. Nous avons tous un passif.

Un truc assez pensé, donc.

La vérité oblige à dire que LGC SA me manque. Ma secrétaire d’alors, ses locaux, sa tour, les jus d’orange bio partagés avec Alain Bécile quand il faisait un footing dans le coin, les pots du personnel, la cantine, les voyages d’entreprise… non, c’est une boutade.

Alors j’ai décidé d’être le premier bleaugueur à avoir deux bleaugues où figureront exactement les mêmes articles et qui auront exactement le même design. Aucune différence, l’indifférenciation totale. Vous pourrez commenter indifféremment l’un ou l’autre. Ca ne me dérangera absolument pas, il suffit d’un clique pour permutter les systèmes sur WordPress.

A partir des immenses locaux de LGC SA, je ferai par exemple des liens “Article intéressant sur Pigasus” renvoyant au même article mais sur Pigasus SA, et vice-versa à partir de Pigasus SA. Et je serai très content.

Ou mieux, je publierai au hasard sur l’un ou sur l’autre, obligeant le lecteur à lire deux bleaugues pour la même pensée (façon de parler). Je ne sais pas encore. Je sais juste que je tiens là un concept subversif. A voir.

Yé souis un destrouctoureur d’intempolalité.

Oui, c’est complètement absurde et ça me plaît beaucoup.